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mercredi 20 avril 2011

mardi 20 octobre 2009

Radio-Canada la télé d'état a la RUSSE

Radio-Canada fait une demande au CRTC pour une chaîne sportive.

La discrimination dans le financement du sport par le fédéral atteint Radio-Canada.
Encore une arnaque fédéraliste pour mousser le nationalisme canadien par le sport!
En fait, ce que demande Radio-Canada c'est d'avoir une licence pour diffuser
la Ligue Universitaire de Football Canadien.
Pour obtenir des fonds du fédéral il faudra de temps a autre parler aussi de golf ou de curling.

RADIO-CANADA
Demande de licence pour une chaîne sportive
20-10-2009 | 16h28
MONTRÉAL - Radio-Canada souhaite lancer sa propre chaîne consacrée au sport.

La société d'Etat a déposé mardi une demande de licence au Conseil de la radiodiffusion et des télécommunications canadiennes (CRTC) dans l'espoir de lancer Radio-Canada Sports, une chaîne nationale francophone spécialisée en sports.
Radio-Canada a fait savoir, par communiqué, que la nouvelle chaîne serait «axée prioritairement sur le contenu canadien» et accorderait «une large place aux sports amateurs».
RDS est actuellement la seule chaîne francophone spécialisée en sports au pays. Une concurrence semble toutefois sur le point de se dessiner, puisque deux demandes à cet effet ont été déposées devant le CRTC.
En plus de Radio-Canada, TVA a aussi fait, en mai dernier, une demande de licence dans le but de créer TVA Sports.
Le Groupe TVA a par ailleurs récemment demandé au CRTC d'intervenir pour limiter le nombre de matchs de hockey du Canadien de Montréal diffusés par RDS, afin de pouvoir lui-même retransmettre certains de ces matchs, sur sa chaîne généraliste et sur TVA Sports, si la demande de licence est acceptée.

dimanche 11 octobre 2009

Radio-Canada et l'Impact une demie a la fois!

Un gros bravo pour Radio-Canada


La preuve que le soccer Montréalais a fait du progrès dans les médias!

Radio-Canada a diffusée la deuxième demie du match Vancouver-Montréal!

Le problème, c'est que moi je voulais voir uniquement la première demie,car a mon âge, j'ai habitude de m'assoupir vers 22h30!

Le soccer Nord-Américain a t -il fait des progrès depuis 1967?





En 1971, l'Olympic, la première équipe de soccer professionnel à représenter Montréal dans la ligue Nord Américaine de soccer, disparaît après seulement deux saisons. Une des raisons avancées par son propriétaire,homme d'affaires et propriétaire des Aluoettes de Montréal (Football Américain), Sam Berger, pour expliquer l'échec de l'équipe de soccer était le manque de coopération de la part de la ville de Montréal... qui est restée intraitable sur la nécessité de construire un vrai terrain pour le soccer.

Manque de volonté politique de la part de la ville ou problème de coordination entre la ville et les promoteurs de soccer. Rappelons--nous qu'à l'époque Jean Drapeau, maire de Montréal, avait de gros projets sur la table. Il préparait l'exposition universelle ( EXPO 67') un évenement d'envergure mondiale sans précèdent pour la ville. Dix ans plus tard le maire récidive en obtenant la tenue des jeux Olympiques d'été ( 1976) à Montréal. Entre ces deux périodes, les promoteurs de soccer s'arracheront les cheveux pour obtenir de la ville un terrain adéquat qui permettrait de faire avancer la cause du soccer professionnel… À Montréal, le slogan "pas de nouveau stade égale pas d'équipe…" n'est pas nouveau Le tournoi de soccer de l'EXPO 67' L'exposition universelle de 1967 se voulait une occasion de faire connaître le Canada au monde entier. Du même coup les Canadiens en ont profité pour découvrir aussi les autres cultures. Un voyage " planétaire" dans une ville... l'Expo 67' de Montréal! L'exposition commémorait aussi le centenaire de la confédération Canadienne. Montréal devenait donc entre les mois de mai et octobre 1967 le centre du monde. Parmi les activités organisées lors de l'Expo 67' il faut se rappeler aussi le TOURNOI INTERNATIONAL DE SOCCER. ED Mclellan, le directeur des événements sportifs de l'exposition était convaincu que le tournoi de soccer serait l'attraction sportive par excellence. À un an de l'événement, au mois de novembre 1966, déjà 4 des 8 pays invités confirment leur présence. Mais plusieurs personnes à Montréal se demandent sur quel terrain le tournoi aurait lieu? Montréal n'avait aucun terrain présentable pour un tel événement.

Mais l'apport financier de l'industrie automobile locale viendra sauver la situation et c'est grâce a cette industrie qu'un stade de 25 mil places pourra être construit . Mais attention ce ne sera pas un stade permanent! Il serait démonté après usage. (Au fond ce n'était pas une mauvaise idée quand on considère le désastre du stade Olympique ) On l'appellera L'AUTOSTADE, construit à même le site de l'EXPO. Mais l'AUTOSTADE ne sera pas construit uniquement pour le tournoi de soccer international. Reçevoir la visite C'est le Campus Loyola de l'Université Concordia dans l'ouest de Montréal qui sera le " centre d'accueil" pour les équipes de soccer lors de leur séjour à Montréal.

Au lieu de 8 seulement 6 équipes seront présentes , et malgré cela , l' espoir d'un succès retentissant était permis parce que les promoteurs avaient réussi un bon coup. Ils pouvaient compter sur la présence d'une formation de préstige, celle de l'Angleterre, champions du monde depuis 1966. Même s'il ne s'agissait pas de la venue à Montréal de l'équipe nationale Anglaise authentique il y aurait au sein de cette équipe plusieurs joueurs de calibre international, et même certains qui avaient participé à la coupe du monde de 1966. On attendait également une formation Allemande, Autrichienne, Belge, Mexicaine et Russe. L'Angleterre en tant que championne du monde ne pouvait se permettre de perdre ce tournoi ( aussi amical qu'il soit) à peine un an après avoir emporté la coupe du monde . Les Anglais craignaient que si la formation envoyée à Montréal en 1967 perde , à l'étranger il serait difficile d'expliquer que ce n'était pas l'équipe nationale qui avait perdu mais une autre formation. Donc l'Angleterre devait presenter des joueurs de bon calibre pour s'assurer une victoire sans pour autant envoyer son équipe nationale. Ainsi ils donneront le ton et influencent ainsi le choix des alignements de Russes et des Allemands qui ne voulaient pas subir l'humiliation non plus.

Les Raiders de Ramsey

Surnommés les "Raiders de Ramsey" du nom de leur gérant Alfred Ramsey, ( promu au rang de "sir" suite à la conquête de la coupe du monde en 1966) les troupes Anglaises débarquent à Montréal pour gagner. Ramsey impose à ses joueurs de strictes règles de conduite leur intérdisant même les sorties nocturnes. Mais les joueurs Anglais ne tardent pas à tomber de leur statut de champions du monde. Habitués à voyager et à être logés dans des hôtels quatre étoiles ils sont consterné quand ils mettent les pieds sur le Campus Loyola. Non seulement auront-ils à séjourner dans de " vulgaires dortoirs de collègiens", ce qui était déjà à leur yeux un affront, il fallait aussi partager les lieux avec cinq autres équipes . En guise de plaisanterie un journaliste Anglais écrit: " les joueurs Anglais auront à craindre surtout les joueurs Allemands et Autrichiens ...(à cause de leur imposant physique) dans une éventuelle échauffourée pour la possession de la trentaine de chaises disponibles dans la salle de récréation. Le réveil sera encore plus brutal pour les Anglais lorsque les athlètes descendront sur ce qui devait servir de terrain d'entraînement au campus Loyola. Ils refuseront tout simplement d'y mettre les pieds. C'est alors que Sir Ramsey interviendra et il devra déployer son arsenal diplomatique pour convaincre ses troupes de changer d'attitude. Il leur dit qu'il fallait vivre avec la situation.

Même...ajouta la presse.. les joueurs ont le devoir de rester... c'est dans l'intérêt d'apporter la parole aux indigènes... et un missionnaire doit être prêt à tout !" Sans le crier à haute voix Sir Ramsey avouera par la suite que s'il avait connu les conditions d'accueil réservées aux athlètes ils ne serait jamais venu à Montréal. Une fois le calme revenu les athlètes ont pu enfin commençer à se concentrer sur le match d'ouverture entre l'Angleterre et le Mexique. Les Mexicains pour leur part ne semblaient pas trop se plaindre des conditions d'accueil étaient les seuls représentants de l'Amérique du Sud. Pas surprenant considérant le traitement que l'on avait fait subir aux équipes Sud-Américaines lors de la coupe du monde de 1966. L'Angleterre à gagné la coupe du monde en 1966 mais non sans susciter la controverse autour de la qualité de l'arbitrage. Plusieurs observateurs ont remarqué que les décisions des arbitres allaient plus que souvent en faveur des équipes européennes.

Le Brésil, par exemple qui était une des formations favorites pour emporter la coupe verra son joueur étoile (Pélé) brutalisé par les Bulgares sous les yeux passifs d'un arbitre Anglais . Dans un autre cas on refusera à l'Argentine la possibilité de" scruter" le terrain avant le match .

Les Uruguayens seront eux aussi victimes de mauvais arbitrage face aux Allemands , encore une fois sous l'autorité d'un arbitre Anglais. Il en résultera quelque chose qui ne c'était jamais vu dans l'histoire de la coupe du monde depuis 1930: toutes les équipes de l'Amérique du Sud se sont vues éliminées. UN CIRQUE? À sept jours de la partie d'ouverture du tournoi de l'EXPO 67' entre le Mexique et l'Angleterre une autre tuile tombe et entâche d'avantage la crédibilité de l'événement.

La nouvelle courrait à l'effet que l' AUTOSTADE ne serait pas prêt pour l'ouverture du tournoi. La construction de l'autostade était términée mais le terrain de soccer n'était pas prêt. C'est à Bob Clavait que sera confié la tâche, surhumaine, il faut l'avouer, de préparer le terrain. Et Clavait disposait seulement de sept jours. Les responsables de l'Exposition Universelle avaient promis que dés le départ du cirque, une équipe d'ouvriers travaillerait nuit et jour, s'il le fallait, pour mettre le terrain en état pour le tournoi International de soccer. Calvert affirme: "Les trois trous d'un pied de profondeur laissés par les encrages qui ont servi à tenir attachés les éléphants du cirque Barnum et Bailey représentent un défi certain…" Ils seront remplis avec de la terre, puis on posera du gazon neuf, broché fermement à niveau…et les espaces où il manque de la pelouse seront réparés." Calvert, en homme averti prendra aussi la précaution d'interdire à toutes les équipes l'accès au terrain pendant les réparations…il ne voulait pas que les invités s'inquiètent inutilement. Mais le mal était déjà fait, quand les journalistes étrangers ont appris que le terrain de soccer sur lequel le tournoi international devait avoir lieu avait été l'hôte d' un cirque une semaine auparavant, les journalistes écrivent: "L'expo farce! Montréal l'arrière bois! Des illettrés du soccer!" Finalement Calvert réussit à préparer le terrain à temps et le tournoi commencera comme prévu. Et le calme reviendra même chez les athlètes . Les Anglais se rendront en finale contre les Allemands. Une reprise de la coupe du monde de 1966! C'est devant pas moins de 22 mil spectateurs que les Anglais l'emporteront. Tout à bien fini. Pour les joueurs ce fut sans doute une expérience inoubliable , pour les journalistes : le tournoi de soccer de l'EXPO 67' aura été pour eux une belle occasion de mettre en pratique leur aptitudes flégmatiques. Pour la presse Britannique le tournoi était un échec. Dans leurs propres mots: " Un flop financier sans prestige... Du Flopball ... Le continent Nord-Américain, le continent sombre pour le soccer.... oublions le Canada et l'Amérique pour le soccer!" Il faut pas perdre espoir un jour le soccer de haut niveau reviendra à l'Autostade!

vendredi 2 octobre 2009

Coderre Parle beaucoup a Tout le Monde en Parle


Denis Coderre parle beaucoup.

Toute la soirée il n'a pas cessé de couper l'animateur Guy A Lepage et posait les questions aux invités.

Sana doute Denis se prépare pour une émission de TV.

Le problème...il parle pour étaler ses propres connaissances...en culture, cinéma, etc.

Deux points marquants:


Anne-Marie Dusseault journaliste de radio-canada avait demandée a Guy A Lepage de demander a Coderre pourquoi il n'était pas plutot a Ottawa au vote de son parti considrant qu'il est payé 150 qque mil dollars par année pour representer les electeurs de Bourassa?


Réponse de Denis: Mon père est malade. Il a eu un Pace-Maker!


a noter que la santé de son papa ne l'a pas empeché de passer sa soirée a l'émission...

j'avoue le vin était pas pir...




deuxieme point marquant:



Lorsque le sujet de Mtl-Nord refait surface...Denis propose pour sortir le quartier du marasme de mettre sur pied

UNE ÉQUIPE DE FOOTBALL!


J'Sais pas si Denis se promène souvent dans MT_-Nord


Il y a déjà des dizaines d'Équipes de Football!



Le problème pour Denis, c'est pas le bon football!

jeudi 1 octobre 2009

Coderre Dewawrs, Out, Sortie par ici

Exposition scientifique du jeune Denis Coderre
Date de diffusion : 19 mai 1979

Denis Coderre, futur ministre du gouvernement de Jean Chrétien, affirme avoir vu un ovni lorsqu'il était enfant.


cela explique tout!

Ce que Denis n'a j'amais su c'est que l'objet volant non-identifié qu'il a vu c'est celui qui l'a débarqué sur notre planète.

La d'ou il vient, ils ont vite compris qu'il serait un boulet ils ont décidé de nous l'envoyer pour nous faire chier.

Prochain voyage de Laliberté dans l'espace faudra voir s'il y a de la place qqpart dans l'engin Russe.

Juste le larguer au point le plus haut atteint par la fusée...

une blague Denis!




Soyons sérieux.



Fais tes valises.

arme-toi de patience.

Il paraît que les files d'attente sont longues aux bureau d'emplois....même pour un ex-politicien!

dimanche 13 septembre 2009

Les Québécois battus encore à Québec!

Harper plante le dernier clou dans le cercueil de l'identité sportive des québécois

Stephen Harper, le Premier ministre du Canada, est venu octroyer aujourd’hui 4,5 millions de dollars à l’Université Laval à Québec. Cet argent servira à rénover le PEPS, avant que les travaux du Super PEPS ne soient entrepris dès le printemps 2010.

Cet investissement servira à augmenter le nombre de sièges dans le stade de football. Il pourra accueillir plus de 14 000 personnes grâce aux 2100 places additionnelles. Un tableau indicateur plus moderne sera installé et le terrain de gazon synthétique sera remplacé. Les trois terrains de soccer adjacents seront également munis de surfaces synthétiques. Les installations pour les membres de la presse seront aussi améliorées.

Cependant, le terrain ne pourra pas bénéficier d’un système d’éclairage avant la première pelletée de terre du Super PEPS.

« Ces travaux encouragent nos jeunes à avoir un style de vie sain et permettra à la Ville de Québec d’accueillir de grands événements sportifs qui engendreront d’importantes retombées pour l’économie régionale », affirme Stephen Harper via un communiqué. Le Premier ministre fait référence à la tenue des deux prochaines Coupes Vanier dans la vieille Capitale.

Cette mesure entre dans le Plan d’action économique du gouvernement Harper pour créer des emplois. Le Premier ministre espère également encourager l’activité physique dans la région.

L’Université Laval et le club de football du Rouge et Or ajouteront deux millions de dollars à la somme accordée par le gouvernement fédéral pour réaliser le projet.



Mémoire Présenté dans le cadre de la Commission de consultation sur les pratiques
d'accommodement reliées aux différences culturelles








Melting-pot made in Québec
Réflexion sur le rôle du sport dans l’élaboration de l’Identité des Québécois



Les grandes vagues d’immigration contribuent à replacer de nombreux
défis au centre de l’échiquier social et politique. La mise sur pied d’une
Commission de consultation sur les pratiques d'accommodement
reliées aux différences culturelles révèle à quel point les Québécois
semblent plus que jamais désemparés et même divisés sur une politique
d’intégration.

L’auteur vit au Québec depuis l’âge de neuf ans. Fier d’appartenir à la
communauté québécoise, il connaît de près le parcours et les obstacles
de l’intégration. Quand le sujet de l’intégration des immigrants fait les
manchettes il se sent interpellé. Cela lui rappelle son propre cheminement
et les motifs qui l’ont amené à privilégier une approche humaniste de
l’intégration.

C’est donc avec l’espoir d’apporter une contribution véritable et
originale au débat de l’acculturation des immigrants que l’auteur soumet
ce mémoire. Naturellement il choisit d’aborder le sujet sous l’angle qui
lui tient le plus à cœur : l’intégration par le sport.


Le sport et
l’identité nationale

Le sport peut-il servir à forger l’IDENTITÉ DES QUÉBÉCOIS et
faire du même coup l’intégration des immigrants?




La langue, la religion, les pratiques culturelles contribuent à constituer
l’identité d’un peuple, une fois acceptées par la communauté des nations,
ces éléments peuvent devenir distinctifs pour les citoyens qui
adoptent cette identité. Le sport aussi est un élément de valorisation de
soi et collectif qui joue un rôle majeur dans l’élaboration de l’identité
nationale.

Les Canadiens revendiquent l’invention du basket-ball. Si les historiens
reconnaissent ce fait historique, cela aura l’effet de renforcer
positivement l’identité des Canadiens.

C’est peut-être valorisant pour les Canadiens de savoir qu’ils l’ont
inventé, mais de tous les peuples qui l’ont adopté ce sont les Américains
qui dominent dans cette discipline sportive. Donc à chaque fois que les
États-Unis emportent une médaille d’or aux Jeux Olympiques cela
renforce l’identité des Américains. Mais quel pays en retire davantage
de valorisation, celui qui l’a inventé ou celui qui en est devenu le
meilleur artisan ?

Dans un monde idéal, en plus d’être les inventeurs du basket-ball, pour
l’orgueil des Canadiens, il aurait été doublement valorisant s’ils en
étaient également les meilleurs praticiens. Alors, le basket-ball aurait
constitué pour eux un renforcement positif global.

Mais encore, pour que cela se réalise, il faut que les immigrants qui
adoptent le Canada et les Canadiens eux-mêmes, sachent qui a inventé le
basket-ball! Voilà l’importance pour le gouvernement canadien
d’inonder les ondes de la télévision avec des capsules historiques qui
relatent l’invention du basket-ball. Ainsi le gouvernement s’acquitte de sa
tâche, par l’entremise de Patrimoine Canada par exemple, de forger
l’identité nationale du pays d’accueil.

Par ce geste, l’appareil politique nous confirme qu’effectivement le sport
joue un rôle dans l’élaboration de l’identité nationale des Canadiens.
Malheureusement, le basket-ball, inventé par les Canadiens, ne stimule

pas autant la fibre nationale des Canadiens que le fait le hockey.
Habilement récupéré par la politique, cette pratique sportive est l’un des
éléments distinctifs de l’identité nationale des Canadiens.
Cela explique pourquoi au Canada le hockey est perçu comme le sport
national des Canadiens. Mais faut-il pratiquer le hockey pour
éprouver un sentiment d’appartenance à l’identité de ce pays?

Une chose est certaine, le Canada semble avoir réussi ,tant bien que mal ,
à élaborer une stratégie de valorisation et de promotion de l’identité
nationale par le sport. Le hockey en est un bel exemple, suivi non loin
derrière par le football.

Le jeu de la
double identité


Quelle place entend prendre le Québec dans ce jeu complexe et
hautement stratégique de la promotion de l’identité nationale par le
sport?
Les Québécois parviendront-ils à faire la promotion du Canada et en
même temps faire la promotion du nationalisme québécois? Les
Québécois s’ont-ils pas pris au piége dans un jeu de la promotion de la
double identité?
Dans ce jeu, quelle place est réservée aux nouveaux arrivants?

Sport-Québec, principal voix des Québécois en matière de sport, flanqué
du gouvernement du Québec, des commissions scolaires, l'entreprise
privée, les MRC et la Fédération québécoise du sport-étudiant(FQSE),
nous donne une piste de l’orientation que souhaite prendre le Québec.

Vers une politique d’intégration par le sport

En octobre 2004, Sports-Québec a déposé un mémoire au forum des
générations. On y retrouve un certain nombre de stratégies de
développement du sport ainsi que le rôle du sport dans la promotion de
l’identité québécoise.
Voici deux extraits du mémoire présenté par Sports-Québec :
Extrait 1
« « UN QUÉBEC À PRÉSERVER POUR TOUTES LES
GÉNÉRATIONS

D’entrée de jeu, Sports-Québec se réjouit que le gouvernement du
Québec précise, dans la vision du Québec présentée sur son portail

Internet, que le sport est devenu l'un des centres d'intérêt et l'une des
expressions culturelles de la société québécoise »
et que
« Parmi les éléments qui donnent une place prépondérante au Québec
dans la francophonie internationale, le sport constitue manifestement
un secteur d'activité de choix. »
extrait 2
L’IDENTITÉ DU QUÉBEC, SA CULTURE

Éléments gouvernementaux en lien avec le sport
a. L’identité du Québec, la promotion de ses intérêts et de sa culture
o Promouvoir la langue française, la culture québécoise et la
francophonie, au Québec, au Canada et dans le monde
o Bâtir un Québec inclusif
o Accompagner le développement des nations autochtones

o Planifier l'immigration et intégrer les nouveaux arrivants

• b. La promotion des intérêts du Québec au Canada et dans le monde
o Assumer notre leadership
o Affirmer la place du Québec sur le plan international » »

Le point qui affirme qu’il faut planifier l’immigration et intégrer les
nouveaux arrivants soulève un certain nombre de questions, la plus
importante aux yeux de cet auteur étant, comment Sports-Québec
entend-il utiliser le sport dans la planification et l’intégration des
immigrants?


Entre multiculturalisme
et melting-pot

Le Canada s’est longtemps vanté d’avoir une politique multiculturelle
qui le distinguait du melting-pot américain, pourtant aujourd’hui il est
de plus en plus difficile de dire si le multiculturalisme est encore
pratiqué au Canada ?

L’affichage mur à mur du drapeau canadien est un bel exemple d’une
nouvelle approche adoptée par Patrimoine Canada , celle qui fait la
promotion agressive de l’identité nationale canadienne.


Le principe du melting-pot prétend qu’avec le temps les pratiques
culturelles des immigrants fonderont dans la marmite culturelle du
pays d’accueil.

Celui-ci accepte d’accommoder (tolérer) certaines pratiques culturelles
des immigrants, car il fait le pari qu’avec le temps : les valeurs, la
langue, l’histoire, les éléments distinctifs des immigrants seront
remplacés par ceux du pays d’accueil. Mais pour que le melting-pot
fonctionne deux critères doivent exister.

D’abord, le pays d’accueil doit toujours dépasser en grand nombre à
celui de nouveaux arrivants : autrement, comme c’est le cas dans certains
États américains ou le nombre de citoyens parlant l’espagnol risque de
dépasser ceux qui s’expriment en anglais, les autorités s’empresseront de
mettre de côté le principe du melting-pot et imposeront des lois
protégeant la langue officielle du pays. Le succès du melting-pot ne
repose pas uniquement sur le nombre de citoyens. Il doit son succès sur
un véhicule majeur de l’acculturation : l’école.

L’école a longtemps servi à modeler le citoyen désirable, cependant
l’évolution de la démocratie lui a retiré une partie du mandat
d’acculturation des citoyens. Forcée à se moderniser et à se démocratiser,
l’école a dû faire preuve d’ouverture et elle ne peut plus être à la
remorque des adeptes d’une culture à imposer. Le retrait des signes
religieux catholiques illustre bien cette nouvelle réalité.

Cependant, la société d’accueil souhaite transmettre encore des
éléments distinctifs de la culture d’accueil par l’école.

La pratique sportive, moyen idéal, car en apparence sans intention
politique ou culturelle, peut avoir une utilité certaine surtout quand
elle fait partie-intégrante de l’identité de l’école!

A l’intérieur d’un Canada qui est devenu agressif dans la promotion de
son identité nationale, il faut se demander comment les Québécois
parviendront-ils à forger une identité qui est la leur?
Pourront-ils le faire sans abandonner les valeurs humanistes du
multiculturalisme?






le hockey élément distinctif
de la nationalité des Canadiens



Nous connaissons l’importance du hockey pour l’identité des Canadiens.
Ce sport a permis aux Québécois aussi de se valoriser sur la scène locale,
canadienne, nord-américaine et même européenne.

Grâce à des idoles comme Maurice Richard, dont la vie a été porté à
l’écran, il est possible de constater l’importance de ce sport dans
l’élaboration d’une identité nationale québécoise. Il a été le premier
grand joueur à s’affirmer et a susciter le respect de ses adversaires, autant
sur la patinoire qu’à l’extérieur.

L’action individuelle d’affirmation de soi de Maurice Richard , a été
récupérée pour en faire un élément d’affirmation de soi d’une
collectivité. Ce qui est tout à fait naturel de faire pour une société qui
cherche à se définir.
Pour une fois ce n’est pas Patrimoine Canada ou Hollywood qui fait
notre éducation historique par le cinéma, mais le mouvement culturel
nationaliste québécois!

Les Québécois ont exprimé une fidélité aveugle au hockey, même dans
les moments sombres (la perte des Nordiques) ce sport est toujours resté
pour eux un élément de renforcement positif.

L’équipe le Canadien de Montréal est encore un élément d’expression
commun qui renforce positivement autant les Québécois des villes que
des régions. L’ex-entraîneur de hockey Pat Burns affirmait sur les ondes
d’un poste de radio montréalais que de « passer derrière le banc du
Canadien de Montréal c’est comme aller à l’Université du hockey. »

Il insinuait que les entraîneurs, après avoir reçu une excellente formation
en sol québécois, tel des missionnaires exportaient avec grande fierté
leur savoir-faire à travers la ligue nationale de hockey.

Un des éléments les plus valorisants pour toute collectivité n’est-il pas
d’avoir la conviction de détenir des savoirs et d’avoir la possibilité de
les transmettre à ses futures générations?

Pourtant, malgré tout cela, il y à quelque chose qui valoriserait encore
plus les Québécois que de savoir qu’ils produisent les meilleurs gardiens
de but au hockey, les meilleurs entraîneurs et certains des meilleurs

joueurs! Pour plusieurs partisans, la prochaine étape est la mise en place
d’une équipe nationale.

En attendant que ce rêve se concrétise, il est intéressant de se demander
comment les Québécois nationalistes réussissent-ils encore à s’identifier
à une équipe qui les représente dans la LNH et qu’elle se nomme LE
CANADIEN de Montréal?

Et si effectivement un jour les nationalistes ont leur équipe , les
joueurs, pour garder intact l’identité nationale, seront-ils les
bienvenus s’ils portent le nom de famille Esposito ou Rodriguez ?

Le hockey
et l’identité perdue


Le hockey, qui a tenté en vain de se vendre aux Américains n’est-il pas
en route vers un échec retentissant? Non pas un échec commercial mais
la perte de cet élément distinctif de l’identité nationale des Canadiens!


Le peu d’espoir d’étendre la LNH vers le sud des États-Unis porte
certains à croire que l’avenir du hockey est en Europe. Malgré que cette
idée soit un peu farfelue, certains rêvent d'une super-ligue qui engloberait
des équipes européennes. Même si dans l’immédiat l’expansion vers
l’Europe est peu probable, il est possible néanmoins d’anticiper les
dangers d’une telle ligue pour l’identité des joueurs Canadiens et
Québécois.

Le ratio de joueurs étrangers faisant partie d’une équipe professionnelle
est un sujet qui a déjà été longuement débattu en Europe dans les grandes
ligues de soccer. En Italie et en Angleterre par exemple, les clubs riches
se procurent les meilleurs joueurs provenant de pays en développent au
détriment de joueurs locaux.

La compétition entre les ligues majeures européennes a produit une
libéralisation du soccer qui les a transformées en véritables
multinationales. Or quand un grand club de soccer italien se présente sur
le terrain dans un match de championnat de ligue, il est constitué presque
entièrement de joueurs brésiliens, argentins ou en provenance d’un pays
du tiers-monde. Et ça, les Italiens nationalistes ont encore de la
difficulté à l’avaler!


Au Québec, le débat sur le ratio des joueurs provenant de l’étranger
n’aura pas attendu que la LNH traverse l’atlantique. L’afflux de
joueurs européens dans les rangs des équipes nord-américaines fait déjà
tout un émoi chez un grand nombre d’amateurs et commentateurs.

Nous n’avons qu’à écouter le discours de commentateurs comme Don
Cherry ou de Pat Burns qui se font les porte-parole de l’idéologie
conservatrice, même les promoteurs d’un mépris envers les étrangers.

Don Cherry ex-entraîneur de la LNH commente maintenant les matchs à
Hockey Night in Canada. Grâce à la CBC ce personnage c’est bâti une
solide réputation anti-francophone et anti-européen. Selon lui les
joueurs européens sont des mauviettes parce qu’ils portent la visière et
refusent d’aller chercher la rondelle dans les coins de la patinoire.

Pat Burns, qui s’offusque si on aborde le sujet de discrimination envers
les joueurs québécois dans la NLH( car selon lui, le dénigrement va avec
l’emploi) affirmait sur les ondes de CKAC que

« les joueurs européens ne pourront jamais constituer pour leur
équipe le gâteau, mais au mieux le glaçage sur le gâteau! »

Burns et Cherry n’auraient pas pu prédire qu'un jour se serait un francais
de France qui garderait les buts pour le Canadien de Montréal!

Combien de Canadiens et de Québécois qui ont toujours perçu le hockey
comme leur sport sont aujourd’hui offensés de voir de plus en plus
d’européens débarquer et voler des places aux joueurs d’ici?

Quelle sera la réaction des Québécois (la fin du hockey pour
Cherry et Burns) quand un jour le Canadien de Montréal
embauchera un entraîneur provenant de la République soviétique?

Chose certaine, le hockey ne pourra plus représenter un élément distinctif
de l’identité nationale des Canadiens et des Québécois!

Les commentaires de Burns et Cherry reflètent-ils ce que pense une
bonne partie de la population? Sont-ils de maladroits porte-parole
d’idéologies conservatrices, si non simplement des ex-entraîneurs
frustrés?

Chose certaine, le milieu politique et particulièrement celui qui prône
l’idéologie du repli-sur soi et adepte d’une culture qui s’impose, ne
manque pas l’occasion d’exploiter et de donner à ces commentateurs

une place de choix sur les ondes. Ce n’est pas tous les jours que le
parlement du Canada reçoit officiellement et honore les individus de la
trempe de Don Cherry!

Le football Américain, icône du
conservatisme
nord-américain



Pour se donner une nouvelle identité les Américains ont entre autres
choses inventés leur propre football, l’ont intégré au système scolaire et
en ont fait un élément distinctif de la véritable identité de l’élite
américaine.

Au Canada, sans l’avouer, on a cherché à imiter les Américains tout en
faisant croire que nous n’avons pas tenté de les imiter. Les Canadiens se
vantent d’avoir inventé aussi leur propre football. Ils l’appellent le
football canadien. Les règles du football canadien le distinguent du
football américain autant que se distingue l’anglais parlé au Canada et
celui parlé aux États-Unis. Pas grande chose!

C’est pour cette raison qu’il conviendrait mieux de baptiser ce sport
Le football nord-américain. Il occupe une place de choix dans le
cœur de ceux qui veulent la préservation et la perpétuation de
l’identité nord-américaine. Les nationalistes du Canada et des États-
Unis trouvent encore dans le football nord-américain l’élément
distinctif qui sépare les américains du nord de leur ancien
colonisateur, les européens qui pratiquent le football européen.

Si le hockey est promu comme l’élément distinctif de la véritable
identité des Canadiens, le football nord-américain obtient une place
de choix dans l’élaboration d’une autre identité à préserver, celle
d’un citoyen -modèle Nord-Américain.











Le modèle nord-américain
pour l’école québécoise


Extrait d’un article paru dans la revue l’ACTUALITÉ :

« « La recette du colonel
À Buckingham, Léo Marleau, ex-militaire, a pris en main une école à
problèmes et lui a fait faire un saut de 215 marches au palmarès. Sans
un dollar de plus et sans faire de sélection!

par Martin Pelchat
Lorsque l’ex-lieutenant-colonel Léo Marleau a hérité de la direction d’Hormisdas-Gamelin, il y a trois
ans, cette école secondaire de l’Outaouais avait des allures de terrain miné. Élèves, profs et parents
avaient combattu la commission scolaire, qui avait chassé le précédent directeur en lui reprochant son
attitude, qui suscitait des conflits. Les taux de décrochage et de diplomation étaient désolants. Mais
depuis, le vent a tourné. Au point qu’on vient maintenant de Joliette ou de Québec chercher des trucs à
Buckingham (maintenant fusionnée à Gatineau)! Même un incendie, survenu en décembre 2004, s’est
finalement révélé une bénédiction... bien qu’il ait ravagé les deux cinquièmes de l’école.
Sous son commandement, grâce à beaucoup d’audace et de créativité, l’école a fait un bond au
palmarès des écoles secondaires, passant du 392e rang en 2001 au 177e cette année. Elle est l’une des
écoles ayant le plus progressé depuis cinq ans. La cote globale, alors de 4,7, est maintenant de 6,4. Le
taux d’échec, lui, est passé de un élève sur quatre à un sur cinq! Et le pourcentage de décrocheurs au
2e cycle, de 12,3% en 2003, est maintenant de 5,2%.
Le plus étonnant, c’est que toutes ces victoires n’ont pas été une affaire de budget. Le directeur
précédent avait défié la commission scolaire pour obtenir plus de ressources. Son successeur était
prévenu: il n’aurait pas un sou, pas un prof de plus. Hormisdas-Gamelin comptait 92 enseignants et
1 400 élèves en 2003; elle compte toujours 92 profs, mais... 1 700 élèves! «Je me suis très bien
accommodé des ressources que la commission scolaire m’a données, mais on les a utilisées
différemment», dit Léo Marleau.
Le roulement du personnel cadre était infernal. L’absentéisme des élèves était en hausse, tout comme
la violence et la consommation de drogue. «De septembre à novembre 2002, il y avait eu 19
arrestations d’élèves.» Tout ça dans un contexte de forte croissance des effectifs (le développement de
la région, au début des années 1990, avait mené à la construction d’écoles primaires, dont les élèves
ont récemment accédé au secondaire). Et au moment où la commission scolaire, en déficit, ne pouvait
investir davantage.
«Le défaitisme était remarquable, poursuit Léo Marleau. Les employés étaient très préoccupés par le
manque de ressources. “Une école de BS”: j’ai dû entendre ça cent fois dans les corridors.»
Ce système de voies reposant sur l’intégration des matières a sorti les profs de leur «bulle», se réjouit
Micheline Maillé, qui fait partie des 14 chefs de groupe — des enseignants d’expérience libérés d’une
partie de leur tâche pour conseiller leurs collègues. La formule de chefs de groupe, inspirée de l’école
Grande-Rivière, a été intégrée à la convention collective cette année. «Dans la réforme, on enseigne
aux élèves à travailler en équipe, dit Micheline Maillé. Il nous faut aussi acquérir cette compétence en
tant qu’enseignants.»


« Hormisdas-Gamelin cartonne en outre là où nombre d’écoles
échouent: il n’y a presque pas d’écart entre la réussite des garçons et
celle des filles. Pour y arriver, les professeurs y ont mis… du Tigre.
Vendredi après-midi. Les élèves ont congé pour le dernier cours,
comme c’est le cas trois fois l’an. Par centaines, ils convergent vers la
cour, où les Tigres, l’équipe de football de l’école, disputent dans
leur uniforme orangé un match de la ligue scolaire. Pendant les
temps d’arrêt, la radio de l’école crache des succès hip-hop. Comme
un père de famille veillant sur les siens, Léo Marleau, cravate au cou
et casquette sur la tête, regarde la partie.
Le football, à Hormisdas-Gamelin, c’est une grosse affaire: 80
joueurs — dont une joueuse —, plus 40 meneuses de claques. Depuis
que les enseignants ont eu l’idée d’intégrer les Tigres à la voie sports,
le professeur d’éducation physique Carl Élie, 38 ans, entend souvent
des joueurs lui confier que, sans l’équipe, ils auraient
décroché. «Si l’élève a une seule raison de rester à l’école, dit-il, il va
rester. Même s’il n’aime pas ses cours de maths et de français.»
La réussite des gars et la baisse du décrochage reposent en outre sur une idée
originale: la voie semestrielle, offerte à partir de la 3e secondaire. Des élèves ayant
des échecs dans les matières essentielles à l’obtention du diplôme, souvent le français
et les maths, bénéficient d’un accompagnement particulier. Dans de plus petits
groupes et avec moins d’enseignants, l’adolescent peut ainsi consacrer la moitié de
l’année à reprendre un cours raté l’année précédente, avant de passer, au second
semestre, au contenu de l’année courante. «On lui dit: “Tu es rendu là, les autres sont
rendus là. Si tu adoptes la formule [de la voie semestrielle], tu peux aller au bal en
même temps qu’eux”, explique Léo Marleau. En 4 e et en 5 e, on en perdait 50 par
an. Maintenant, ils sont presque tous là en fin d’année. »»
L’exemple de l’ex-lieutenant-colonel Léo Marleau et l’école Hormisdas-
Gamelin cité dans l’Actualité semble être devenu une mode.
Plusieurs commissions scolaires, la FQSE, avec l’appui des
municipalités et l’entreprise privée harmonisent leurs efforts pour mettre
en place des programmes de football nord-américain à travers la
province.
A tel point qu’il faut se demander si le système scolaire québécois
n’est pas tombé tête première dans la marmite américaine ?


Au-delà des valeurs pédagogiques revendiquées dans l’article de
l’actualité, soit que les programmes de football nord-américain font
RACCROCHER LES GARCONS, qu’en est-il des valeurs culturelles
que ce sport transmettra aux écoles québécoises ?

Avons-nous pris conscience de tous les éléments idéologiques qui
viennent avec la pratique de cette activité sportive, notamment le rôle
attribué aux femmes ; soit de faire les poupées-barbies sur la ligne de
touche (chear leaders) d’une part et d’autre part la promotion que fait le
football nord-américain d’une super-masculinité manifestement
homophobe ?

Le football nord-américain est-il l’outil d’expression d’une culture
nord-américaine conservatrice? Les Québécois y adhèrent-ils par
choix ou cette culture leur sera-t-elle discretement imposée ?
Martin Pelchat est journaliste au Soleil de Québec. Il est également
l’auteur d’une série d’articles publiés sous la rubrique les leçons du 26
mars( percée politique de L’ADQ). Il est cocasse d’aligner les titres de
ces articles :
Premier titre : « Ras-le-bol des solutions montréalaises »
Deuxième titre : « La banlieue a parlé... »
Troisième titre : « Les libéraux songent à une constitution québécoise
(Le gouvernement Charest envisage de doter le Québec de sa propre
constitution, une proposition mise de l’avant par l’ADQ dans sa plate-
forme électorale).»















Conclusion

En quête d’affirmation, les Québécois gardent encore un goût amer de
leur défaite au dernier référendum. Certains ont même attribué aux
immigrants une grande responsabilité de leur échec. Mais les immigrants
ne sont pas responsables de la difficulté des Québécois à établir une
identité collective majoritaire.

Les Québécois sont divisés selon plusieurs lignes idéologiques et la crise
de l’identité nationale est accentuée par l’adhésion d’un grand nombre de
jeunes à l’idée qu’ils sont devenus des citoyens du monde. Pour ces
derniers, l’arrivée massive d’immigrants ne crée pas d’angoisse.

Pour d’autres Québécois, les immigrants représentent : le risque de
perdre des acquis sociaux, un retour au statut de peuple colonisé et la
crainte de voir disparaître l’identité du Québécois pure-laine.

Alors, quand les médias montent en épingle le moindre incident a
caractère ethnique et quand certains politiciens les récupèrent pour en
faire du capital politique, il est naturel pour un bon nombre de
Québécois, chez qui habite encore un sentiment d’insécurité, de se
tourner vers ce qui leur est connu, vers ce qui les distingue des arrivants.

Priver l’individu ou une collectivité d’aller au bout de son idéal ne fait
qu’augmenter son niveau de frustration. De nier au Québécois la
possibilité de constituer leur équipe nationale de hockey contribue-t-il à
nier au québécois la possibilité de s’exprimer et de renforcer leur
identité?

Quelles seront les répercussions a long-terme sur l’identité des Québécois
le fait d’emprunter à la culture américaine un sport tel que le football
nord-américain et de l’institutionnaliser par l’école?


Les nouveaux immigrants et particulièrement les enfants d’immigrants
qui fréquenteront l’école québécoise, auront-ils droit au mêmes
services peu importe le sport qu’ils choisissent de pratiquer?







Les athlètes du Québec auront-ils les mêmes chances d’accéder au
financement de l’état qu’ils portent le nom François Gagnon ou
Moussa Traoré?

En demandant la mise sur pied de cette commission, L’ADQ ne
souhaite-t-il pas identifier les Québécois pour mieux reconnaître les
non-Québécois? Avec une politique d’intégration qui oblige les
immigrants à s’implanter en région, n’est-il pas déjà une preuve de
la volonté de diviser pour mieux assimiler?

Les Québécois sont-ils à l’heure du melting-pot, celui fait au Québec?

Et en quoi est-il mieux ou pire de celui proposé par les États-Unis?

Une chose est certaine, si nous suivons le chemin tracé par l’idéologie du
repli sur-soi, l’Amérique du Nord deviendra le modèle du monde
libre, un modèle qui peut aussi s’imposer par le sport !

mardi 11 août 2009

pas de colonne pour jouer sur le synthétique


Le premier séjour du Real Madrid dans la Ville reine de Toronto soulève un tel intérêt que 18 000 personnes ont accepté de débourser 15 $ pour un billet leur permettant d’assister à une séance d’entraînement d’une heure où les prestigieux nouveaux venus Cristiano Ronaldo, Kaka, Xabi Alonso, Karim Benzema ainsi que les vétérans du grand club espagnol ont préparé leur match amical du lendemain sur la surface nouvellement gazonnée du BMO Field. Incroyable mais vrai, les revenus générés lors de cet entraînement suffiront à payer la facture de 250 000 $ pour le gazon installé par-dessus la surface synthétique du domicile du FC Toronto.Cette coûteuse opération était une condition sine qua non de la venue à Toronto de ceux qu’on surnomme déjà les nouveaux Galacticos, à cause des sommes faramineuses déboursées cet été pour l’embauche de certains des meilleurs joueurs au monde.Le gazon sera enlevé dès dimanche et donné à trois écoles de la région de Toronto, qui en couvriront leur terrain de soccer.Le dossier du gazon n’est qu’un autre élément dans l’univers du Real Madrid, où tout semble prendre des proportions gigantesques.C’est le cas du prix des billets pour le premier des deux matchs amicaux que le Real Madrid disputera en Amérique du Nord avant de retourner dans la capitale espagnole, lundi prochain. Les premières nouvelles disant que le FC Toronto allait accueillir le Real Madrid au BMO Field pour un match amical ont été publiées le 29 mai. Quelques jours plus tard, le club torontois émettait un communiqué officiel à ce sujet.Les réactions des fans ont d’abord été négatives car le club a indiqué que ce match ne serait pas la rencontre internationale prévue par contrat dans le forfait des abonnements de saison. 18 000 fans pour la séance d’entraînement du Real Madrid à Toronto! Comme prix de consolation, les abonnés de saison allaient avoir priorité pour se procurer des billets mais leurs prix allaient varier de 140 $ à 215 $. D’où de nouveaux grognements de mécontentement. Les grognements de mécontentement ont cessé depuis un bon bout de temps à Toronto puisque le marché noir pour les billets du duel Reds-Real est devenu florissant !Les enchères pour deux billets bien placés en vue du match de vendredi soir étaient rendues à 600 $ sur le site eBay Canada, jeudi en fin d’après-midi.Mais en dépensant tant d’argent, les spectateurs sont-ils assurés de voir à l'oeuvre les nouveaux Galacticos ?Il semble que le contrat stipule que les recrues du marché des transferts estivaux toujours en cours (Kaka, Ronaldo, Benzema, Alonso) doivent jouer au moins 45 minutes.

Le nouvel entraîneur en chef madrilène, Manuel Pellegrini, a rassuré tout le monde à ce sujet.« Les nouveaux venus auront des minutes de jeu, c’est sûr ! » a-t-il promis en point de presse.Il suffisait d’entendre les cris des fans chaque fois que Kaka ou Ronaldo touchait au ballon à l’entraînement pour confirmer que c’est bel et bien ce duo qui génère tant d’attention des millions de fans du Real un peu partout dans le monde, aussi bien qu’à Toronto.L’intérêt pour cette rencontre qualifiée d’historique est tel que les dirigeants du FC Toronto ont ajouté 900 sièges du côté nord du BMO Field et ont déjà annoncé une foule record de 21 048 spectateurs pour le match de mercredi soir.« Si j’étais un fan, je voudrais être présent, a dit Chris Cummins, entraîneur du FC Toronto. Comme mes joueurs ont hâte de jouer contre les meilleurs joueurs au monde et comme moi ou n’importe quel autre entraîneur considérerait comme un honneur d’affronter un des meilleurs de notre profession. »